Quand on souhaite posséder ou gèrer plusieurs entreprises, il peut être intéressant de créer une holding. De quoi s’agit-il et pourquoi privilégier cette solution ? Voici les réponses.
Holding : pourquoi faire ce choix ?
On pourrait définir une holding par une sorte de société mère qui permet de gérer plusieurs structures, dont elle possède une partie seulement ou la totalité du capital tout en n’ayant pas d’activité commerciale directe ou encore industrielle.
Les avantages sont nombreux. Cela offre la possibilité d’une gestion quelque peu simplifiée pour optimiser la gestion stratégique dans un premier temps, mais aussi fiscale (exonération sur la fortune immobilière, par exemple ou encore réduction du résultat imposable) mais aussi financière.
Le créateur de la holding a aussi le choix entre trois catégories de holding, notamment en fonction de ce qu’il entend faire avec ces entreprises. On parle alors de holding passive, animatrice (on peut dire aussi active) ou encore mixte.
Les personnes qui font ce choix le font pour gérer les flux financiers, optimiser la transmission d’entreprise ou encore pour acquérir toujours de nouvelles sociétés, sachant que les obligations administratives et comptables sont plus lourdes et qu’il convient donc de se faire aider par un professionnel.
Autre avantage de la holding, il est tout à fait possible de la créer sans capital, mais le fait d’en constituer un serait plus judicieux pour les investissements futurs et surtout, cela pourrait rassurer les établissements bancaires, surtout si le créateur devait avoir besoin d’un prêt.
Les questions à se poser avant de créer sa holding :
Mais où peut-on domicilier une holding ? Sans doute que l’on imagine des bureaux dans une haute tour, avec un portier à l’entrée pour faire entrer les visiteurs. Cependant, loin de l’image d’Epinal, il est possible de faire autrement.
Lors de la phase de création, on s’aperçoit ; contrairement à ce que l’on pourrait croire ; que l’adresse que l’on doit mentionner peut être celle du représentant légal. Cependant, cela peut ne pas l’arranger, même si cette solution ne peut pas excéder une durée de 5 ans, parce qu’il souhaite mettre une barrière psychologique entre sa vie professionnelle et sa sphère privée.
On peut également choisir de le faire dans un local ou un immeuble d’une des entreprises dont on a acheté des parts, mais cela n’est pas une obligation, d’autant que si le créateur de la holding n’est pas le propriétaire, il devra fournir des documents comme un contrat de bail, ce qui peut être relativement contraignant.
Comment faire, alors ? Le centre d’affaires peut être une solution pratique, surtout qu’il se situe dans une grande ville.
La holding bénéficie de cette aura, ce qui peut être positif surtout au démarrage. Les rendez-vous avec l’expert-comptable, avec certains financeurs ; si un prêt est à demander ; pourront ainsi se faire sur place, car il est possible, en plus de la domiciliation, de prétendre à la location au mois d’un bureau équipé avec salle d’attente.
La stratégie peut être vue en réunion d’équipe entre les différents associés, dans une salle également louée en fonction des besoins, sans devoir signer un contrat de bail classique qui engage sur du long terme.
Les centres d’affaires rendent ainsi services à de nombreuses entreprises de toutes tailles et de toutes natures. La holding peut, qui sait, trouver une autre structure parmi elles qu’elle serait susceptible de racheter.
En tout cas, le réseau professionnel se voit élargi quand on opte pour la domiciliation dans un centre d’affaires ce qui ne serait pas forcément le cas si elle se faisait au domicile du représentant légal, ce qui doit pousser à se poser les bonnes questions aussi au moment de l’immatriculation de la holding.
