L’amiante était autrefois utilisée à des fins d’isolation. On s’est rendu compte bien plus tard qu’elle constituait un danger sanitaire important pour les êtres humains. Les fibres d’amiante, quand elles sont inhalées, peuvent atteindre rapidement des organes internes. Quel rapport avec les archives d’une entreprise ou d’un bâtiment ?
Archives et amiante : ce qu’il faut retenir
Même si on a pu déterminer le danger que représentait l’amiante en 1906, il a fallu attendre 1973 pour qu’une réglementation à son sujet soit mise en place. L’amiante pourtant n’a été formellement interdite qu’à partir de 1997 ; même si ces fibres ont causé des centaines de milliers de morts ne serait-ce qu’en France et que cela va continuer jusqu’en 2050.
Tous les bâtiments construits avant 1997 sont concernés par ce phénomène. Or, tous ces édifices; qu’ils s’agissent d’administrations, d’entreprises, de musées et autres doivent se poser une question au-delà du désamiantage des toitures et des murs : le fait que les archives et leurs contenants (boîtes, cartons) puissent être potentiellement contaminés.
Des exemples célèbres dont celui du bâtiment « Le Peigne » sur le site de Fontainebleau des Archives Nationales ; prouvent qu’en examinant des documents, on peut trouver en surface des fibres d’amiante ; ce qui constitue donc un danger pour le personnel qui manipule les archives, mais aussi toute personne amenée, de par son travail à devoir les prendre pour tirer parti de leur contenu.
L’interrogation se pose alors de savoir s’il est possible de désamianter les archives qui doivent être conservées.
Cela est tout à fait possible, mais il est évident qu’il faut confier cette tâche à des entreprises spécialisées, comme les sociétés d’archivage.
Les services à attendre d’une entreprise d’archivage
Même sans présence d’amiante, il est important parfois de procéder au dépoussiérage de ses archives, notamment pour pouvoir continuer à lire correctement toutes les informations qu’elles contiennent. Cela est rendu bien entendu d’autant plus important si on pense que son bâtiment est susceptible de contenir des fibres d’amiante.
Un chef d’entreprise qui ne prendrait pas la précaution de le faire vérifier pourrait se voir taxer de négligence et en cas de maladie causée par l’amiante, pourrait être reconnu responsable.
Après avoir procédé à une analyse des archives pour en examiner la surface, les sociétés d’archivage sont en capacité d’aspirer et donc de retenir les fibres d’amiante afin de les faire traiter dans des centres spécialisés.
On peut en outre leur demander de trier ces documents pour supprimer ceux qui n’ont pas de valeur probatoire (quand il s’agit d’une entreprise, car il est interdit de supprimer des archives publiques sans autorisation préalable).
Les entreprises d’archivage sont également en capacité de supprimer les documents de telle façon qu’on ne puisse pas tirer profit de quelque manière que ce soit de leur contenu. Les archives restantes sont également triées et classées pour être facilement trouvées en cas de besoin.
La digitalisation permet davantage de retrouver un document en mettant en place une GED (Gestion Electronique des Documents) qui sera comprise par tous les salariés.
Ils seront en mesure, suite à une formation au besoin, de pouvoir ranger des documents et archives futurs pour que le fonctionnement de la structure se déroule au mieux.
La numérisation des documents en effet a pour objectif de rendre la productivité plus importante, d’améliorer les conditions de travail des salariés qui, trouvant les informations dont ils ont besoin plus facilement, gagnent en confiance en eux et leurs compétences.
La transition numérique vise aussi à éviter des risques sanitaires, comme cela peut être le cas pour l’amiante, mais on peut aussi dire que les documents électroniques sont incapables d’être détruits par le soleil, par les rongeurs ou encore les insectes, comme cela peut être le cas pour les documents papier.
